20/11/2005

Les Grandes Danseuses Egyptiennes du passé : Tahiya Carioca

La danse orientale a connu avec Carioca de véritables sommets marqués par la souplesse et la sensualité. Elle a commencé avec la célèbre "Badiaa massabni"(danseuse d’origine syrienne) dont le casino, Casino Badia, était l'un des lieux de divertissement les plus connus. En 1936, lorsqu' Oum Kalsoum chantait devant sa Majesté le roi, Tahiya faisait ses débuts. Tahiya Mohamed Karim  a été surnommée "Carioca"  parce qu'elle aimait bien danser aussi la danse brésilienne qui porte le même nom.  Appartenant à l'école de danse douce, elle était la première à libérer la danse des influences étrangères. Tous ses gestes, ses chorégraphies se concentraient en un point. Grâce à son apprentissage du ballet, elle bougeait sur scène comme dans un cercle et c'est cela qui l'a aidé à perfectionner sa danse. L'histoire de Tahiya nous rappelle la légende de Pygmalion. Tout comme Galatée, cette danseuse et actrice mythique a été aidée par son Pygmalion "Soliman Naguib"; le responsable de l'Opéra du Caire. Dès 1941, elle a conquis le monde du cinéma et de la danse. Elle jouait souvent de petits rôles de femme fatale avec de très grands comédiens comme Naguib El Rihani et Anwar Wagdi. Dans ses premiers films, elle dansait une seule danse, puis jusqu'au mariage du Roi Farouq, elle présentait dans ses films plusieurs danses. Pendant les années 40, elle est devenue l'héroïne du cinéma ainsi que de la danse. Elle portait comme vêtements et accessoires de danse: une robe longue ou un "galabeya" transparente, un foulard sur les hanches, des chaussures à talon, des boucles d'oreilles en forme de croissant, un "khoulkhal" ou des chaînettes de chevilles toujours dans son pied gauche, des bracelets larges et plats et un collier, aussi, en forme de croissant.

Entre 1930 et 1950, elle a joué 200 films dont les plus connus : "Chabab imraa" (Jeunesse d'une femme), "Ahlam al-chabab" (Rêves de jeunesse), "Oum el-aroussa" (La Mère de la mariée) et " Khalli balak min Zouzou" (Fais attention à Zouzou). Elle s'est arrêtée quelques années, mais elle a repris sous le conseil de Samir Sabri le célèbre acteur. Malgré tous les gens qui l'ont blessé, elle disait toujours: "la danse [...] je vais danser jusqu'à la mort." Pendant les années 60, Tahiya Carioca était surnommée "Dame de l'écran" et a reçu le premier prix du pays en cinéma pour ses rôles en "Jeunesse d'une femme" et "La Mère de la mariée". A cause de son âge, elle a dû abandonner la danse pour devenir une grande star de cinéma, où elle jouait les rôles d'une grande dame ou d'une mère.

En 1999, l'Egypte a perdu une femme qui a influencé l'Histoire de la danse orientale. Celle qui n'a jamais regretté son passé, mais au contraire, qui en était fière.

21:49 Écrit par Zayane | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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